À la bonne école
Grenoblois et Villardiens s’affrontent demain pour le 101e derby de leur histoire, avec, de chaque côté, des juniors qui ont un rôle de plus en plus important au sein de leur équipe. Zoom sur le système de formation iséroise
Ils ont été couronnés meilleure formation française la saison dernière. Les juniors grenoblois ont remporté le titre national, démontrant la valeur de l’école des Brûleurs de Loups. Aujourd’hui, les Baylacq, Benoît, Papa montrent qu’ils assurent toujours, alignés sur les feuilles de match de Ligue Magnus, comme Maxime Moisand ou Matthieu Le Blond, désormais appelés sous le maillot de l’équipe de France seniors, issus eux aussi du sérail grenoblois.
“Notre vocation,c’est de former ces jeunes et de les amener vers le plus haut niveau”, précise Romain Carry, entraîneurs des espoirs et sorti lui aussi du centre de formation grenoblois. “Aujourd’hui, il y a entre 12 et 14 juniors qui jouent en Ligue Magnus. C’est un plus pour eux, ils progressent, ils apprennent plus vite.”
“Ils ont accès au haut niveau en jouant en Ligue Magnus”
Du côté de Villard de Lans aussi certains juniors font désormais partis des valeurs sûres, Thibaut SageVallier, par exemple, jongle avec les deux équipes avec brio et tient sa place dans l’équipe 1 depuis quatre saisons déjà. “Trois juniors sont quasiment toujours titulaires, deux entrent en cours de match et quatre ou cinq s’entraînent avec nous”, explique Stéphane Barin, le coach des Ours. “Ça fait partie de nos choix de formation, ils ont plus de temps de glace, ils ont accès au haut niveau en jouant en Ligue Magnus.” Et à Grenoble comme sur le plateau, l’accent est aussi mis sur les études. “On ne conçoit pas l’un sans l’autre”, insiste Romain Carry, qui voit depuis seulement deux saisons ses jeunes accéder à un sport études dès le collège. “Quand ils ont des mauvaises notes, on allège l’entraînement. Notre priorité c’est leur futur. On veut être champion, forcément, mais pas au détriment de leur avenir professionnel.” Le lycée de Villard de son côté, attire plus franchement des jeunes sûrs de trouver des horaires aménagés dès la 6e et, si besoin, une famille d’accueil les weekends. “On a comme ça des joueurs extérieurs, qui viennent soit par connaissance soit pour ces horaires aménagés. C’est le côté “meltingpot” de Villard”, commente Barin.
Une “réserve” de joueurs
Une formidable “réserve” de hockeyeurs surtout qui permet aux clubs d’aligner des équipes compétitives sans exploser leur budget, d’avoir des remplaçants compétents en cas de blessures dans l’équipe pro. “On a une identité, on la transmet, confirme Stéphane Barin. Les espoirs restent l’antichambre de l’équipe pro.” Romain Carry abonde dans le même sens : “Ils travaillent des automatismes, une technique depuis les U7. Et des U22 à l’équipe pro, on utilise les mêmes systèmes de jeu. Ils ne sont pas perdus.” À l’imagedu plus jeune d’entre eux, le Grenoblois Joris Bedin,encore cadet de 17 ans, qui virevolte dans les défenses de Ligue Magnus sans aucun complexe.
Valentine PERAZIO
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